Le showrunner Oren Uziel décrypte le final de Spider-Noir, parle d'un héros « brisé » et laisse la porte entrouverte à une saison 2 avec Nicolas Cage.

Le showrunner de Spider-Noir vient de lever le voile sur le final de la première saison et confirme qu'une suite n'est pas hors de portée. Dans une interview rapportée par AlloCiné, Oren Uziel décrit une « victoire en demi-teinte » pour Ben Reilly et laisse la porte entrouverte au retour de Nicolas Cage.
Diffusée sur MGM+ depuis 2026, la série noir-et-blanc tient en huit épisodes seulement. Difficile de juger un univers entier sur si peu, mais les abonnés ont validé sans hésiter : la note TMDB grimpe à 8.9/10, un score plus élevé que la plupart des productions Marvel récentes côté streaming.
Sans en dévoiler le détail, Uziel parle d'un héros « brisé » à la fin de la saison. Ce choix narratif fait basculer le ton du show : on quitte le territoire du film noir classique pour quelque chose de plus crépusculaire, plus proche de l'enquête psychologique pure. C'est culotté pour un projet Marvel en prime-time, et c'est aussi ce qui explique pourquoi le public adhère autant. On est loin du blockbuster popcorn auquel le studio nous a habitués.
Le statut officiel reste « Returning Series » — autrement dit, MGM+ n'a pas tranché publiquement entre renouvellement et fin annoncée. Le showrunner, lui, semble avoir déjà des cartes en main pour une suite. Reste à savoir si Nicolas Cage signera. L'acteur n'a jamais caché son envie de varier les rôles : enchaîner sur une seconde saison de série serait une exception dans sa carrière récente, lui qui a quasi-exclusivement tourné des films ces vingt dernières années.
Petit détail souvent oublié : ce Ben Reilly n'est pas le Peter Parker des comics. Le pitch officiel le décrit comme un détective privé vieillissant et malchanceux dans le New York des années 1930, forcé d'affronter son passé d'unique super-héros de la ville. C'est ce parti pris vintage, et le casting solide autour de Cage (Lamorne Morris en Robbie Robertson, Li Jun Li en Cat Hardy, Abraham Popoola en Tombstone), qui distingue Spider-Noir de la masse des séries de capes et collants.
Reste à voir si MGM+ misera sur la fidélité du public ou laissera Spider-Noir s'arrêter sur ce final ambigu. Pour les amateurs de polar noir, ce serait une perte sèche.
Source : AlloCine Series