Pendant qu'EcranLarge classe les films Star Wars, la série Andor de Tony Gilroy reste le meilleur produit récent de la galaxie sur Disney+.

EcranLarge vient de publier son classement de tous les films Star Wars, de The Mandalorian & Grogu à L'Empire contre-attaque. L'exercice rappelle une évidence : depuis 2022, le meilleur produit estampillé Lucasfilm n'est pas sorti au cinéma. Il s'appelle Andor.
Créée par Tony Gilroy, scénariste de Rogue One, la série est disponible sur Disney+. Ses 24 épisodes répartis sur deux saisons affichent 8,3/10 sur TMDB, un score qu'aucun film récent de la franchise n'a atteint.
Diego Luna y reprend le rôle de Cassian Andor, qu'il avait incarné en 2016 dans Rogue One. La série raconte la genèse du personnage, son basculement progressif dans la rébellion contre l'Empire.
Là où les films post-Disney enchaînent fan-service et clins d'œil, Andor mise sur autre chose : la politique, l'oppression bureaucratique, des arcs narratifs étalés sur plusieurs épisodes. Pas de Force, peu de sabres laser, presque aucun Jedi. C'est ce qui explique l'écart de réception critique avec les longs-métrages classés par EcranLarge.
La deuxième saison a clos l'histoire de Cassian juste avant les événements de Rogue One. Statut : terminée. Pas de saison 3, pas de spin-off annoncé. Une rareté pour un produit Star Wars, où chaque succès appelle généralement une dérivée immédiate.
C'est sans doute préférable. Tony Gilroy a livré un récit cohérent du début à la fin, pensé comme une histoire finie de 24 chapitres. Le contraire de la postlogie, qui peinait à trouver sa direction d'un film à l'autre.
Le pari Disney+ paie : produire une série Star Wars adulte, lente, presque austère, sans personnage mignon ni rebondissement toutes les dix minutes. Le public a suivi. Les critiques aussi.
Reste une question pour Lucasfilm : peut-elle reproduire ce niveau sans Gilroy ? Les prochains projets (The Mandalorian & Grogu au cinéma, nouvelles séries en préparation) apporteront la réponse. En attendant, Andor reste le meilleur argument pour défendre la stratégie streaming de Disney.
Source : EcranLarge